21 février 2018

Un seul goûter par jour

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Pain au chocolat, biscuits, jus de fruits… accompagnent souvent les retrouvailles du soir entre les parents et leurs enfants. Mais celui qui a passé la journée en crèche ou chez l’assistante maternelle, a déjà eu un premier goûter. Donné de manière régulière, ce deuxième goûter risque d’entraîner pour l’enfant un excès de sucre.

 

enfant goûter

goûter diététicienne enfant

Avec Céline Baillais, diététicienne, hygiéniste au service restauration du Conseil départemental du Val-de-Marne

Le goûter idéal

Les repas donnés à l’enfant en crèche ou chez l’assistante ou assistant maternel sont étudiés avec soin. Ils veillent à répondre à ses besoins et à lui assurer un bon équilibre alimentaire.

À partir d’un an, l’enfant a besoin de quatre repas par jour :

  • un petit déjeuner
  • un déjeuner
  • un goûter
  • un dîner.

Pour son goûter, l’idéal est de lui donner :

  • un produit laitier pour l’apport en calcium : un verre de lait, un yaourt ou un morceau de fromage.
  • une source de céréales pour l’apport en énergie et qui lui permettra de tenir jusqu’au repas du soir : un morceau de pain ou une part de gâteau maison. Le pain permet aux enfants de mâcher, il est rassasiant et ne contient ni sucre, ni matières grasses.
  • un composant fruit : à croquer, en compote ou en salade, source de vitamines.

Les retrouvailles du soir

Lorsque l'on retrouve son enfant après une journée, on apporte parfois un goûter… qui s’ajoute au premier goûter. Le problème est que les aliments donnés - biscuits, pains au chocolat, jus de fruits… - sont riches en sucre et en matières grasses et qu’ils viennent doubler les besoins journaliers de l’enfant.

Quels sont les risques ?

Si cela est régulier, cela donne l’habitude à l’enfant de manger en dehors des repas. Or, les habitudes se prennent dès la petite enfance. L’excès de sucre et le grignotage sont source de surpoids, d’obésité et peuvent, à terme, entraîner des maladies cardio-vasculaires et du diabète. Le mieux est donc d’éviter de donner un deuxième goûter à l’enfant, de lui proposer de l’eau et s’il a vraiment faim, un fruit.

Par ailleurs, l’enfant risque de ne plus avoir faim au moment du dîner. Sauter ce repas le privera de nutriments de qualité et peut occasionner un réveil en cours de nuit quand l’enfant aura à nouveau faim.

 
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