20 Novembre 2018

Question de parents | Mon enfant dit non à tout, que faire ?

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Vider les tiroirs, grimper sur les meubles, vouloir jouer avec des ustensiles de cuisine, votre bébé n’a peur de rien ! Pourquoi et comment réagir ?

mon enfant dit toujours non

Nadia Ferly, éducatrice de jeunes enfants en centre de PMI (protection maternelle et infantile), vous répond.

Vers 18 mois, l’enfant commence à marquer son autorité.

Il se déplace seul, souhaite s’affirmer et répète aussi ce qu’il entend. « Non, n’ouvre pas les placards », « non, ne monte pas sur la table »…. Vous l’avez déjà dit ? Normal !

À cet âge, l’enfant veut découvrir le monde, il touche à tout et est inconscient des dangers. Il veut être indépendant et il veut tout, tout de suite. Les parents sont souvent démunis et épuisés de répéter toujours la même chose. L’enfant, quant à lui, est irritable, car insatisfait, grognon, voire coléreux.

Mais si l’enfant veut agir seul, il préfère que ce soit sous le regard bienveillant de ses parents. Mieux vaut donc s’armer de patience pour le laisser faire tout en le guidant vers des activités moins dangereuses.

« Tu ne peux pas te mettre debout sur la chaise car tu risques de te faire mal, mais allons au parc où tu pourras sauter, courir et grimper. »

« Tu voulais rester jouer, on est resté 10 minutes de plus, mais maintenant il faut aller chercher ton grand frère à l’école »

L’idée est de mettre des limites en proposant des activités de substitution ou des aménagements, mais si la colère dure, il faut arrêter de négocier.

Votre enfant fait une colère dans un magasin ?

Essayez de ne pas céder. Votre enfant voit bien que vous êtes gênés vis-à-vis des autres clients ; mais, s’il voit qu’il ne sert à rien de se rouler par terre, il s’en souviendra la prochaine fois.

Ne culpabilisons pas de dire « non »

Cela permet à l’enfant de grandir en se sentant en sécurité, il intègre aussi des règles de vie nécessaire pour son avenir. Ce n’est parce que l’on dit « non » à son enfant qu’il nous aimera moins.

Mais, pour être crédible, l’expression du visage et le ton doivent être fermes et il ne faut pas lâcher. Petite colère ou grosses colère, l’attitude doit être la même : ni trop autoritaire, ni trop laxiste.

Si l’enfant réclame quelque chose et que vous céder à la troisième fois, il connaîtra la faille et s’en souviendra pour la prochaine fois. Tenez bon ! Et si vous n’en pouvez plus, passez le relais auprès d’une personne qui partage les mêmes règles de vie que vous ! Il est en effet important que les personnes qui s’occupent quotidiennement de l’enfant aient le même discours.

Les professionnel·le·s des centres de PMI sont également là pour vous aider, n’hésitez pas à leur demander conseil.

Enfin, sachez qu’il n’est jamais trop tard et que vous pouvez commencer à établir ces règles à tout moment.

Photos : Pixabay, Eric Legrand.

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