27 février 2019

Notre enfant ne dort pas, on est épuisé !

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À tout âge, le manque de sommeil est très difficile à gérer et avec un petit qui ne dort pas la nuit ça n’arrange pas les choses !
Mélissa Césaire-Valéry, puéricultrice au Département du Val-de-Marne, vous donne quelques pistes pour vous aider.

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Mélissa Césaire-Valéry, puéricultrice au Département du Val-de-Marne

Quand un enfant ne dort pas la nuit ou qu’il dort mal, il faut essayer de comprendre ce qui ne va pas. Rappelons-nous que les pleurs sont le seul moyen d’expression d’un bébé. Quand il se réveille en pleurs, en pleine nuit, c’est donc qu’il veut nous dire quelque chose.

Les réveils nocturnes peuvent avoir des origines multiples. Physiologiquement, à partir de 3 mois, un bébé n’a plus besoin de lait la nuit ; mais tout cela est bien théorique. Tout dépend de son mode d’alimentation (sein ou biberon), des quantités qu’il aura bues tout au long de la journée… Si votre enfant de 3 mois ne fait pas ses nuits, pas d’inquiétude donc !

Pour démarrer, essayez de mettre en place un rituel du soir, dès le retour à la maison. Reproduire chaque jour les choses dans le même ordre rassurera votre enfant. Bain, pyjama, dîner, livre, câlin, coucher : à vous de définir votre propre rituel.

Quel que soit l’âge de votre enfant, parlez-lui et rassurez-le. Vous pouvez lui expliquer que pour avoir un papa ou une maman en pleine forme il faut que tout le monde puisse se reposer et dormir la nuit. Au moment du coucher, n’hésitez pas à lui montrer que vous avez confiance en lui (« j’ai confiance en toi », « je suis fier de toi ») pour l’encourager à ne pas se réveiller.

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Pour parvenir à ce que votre enfant se rendorme seul (car oui, cela arrivera un jour !), évitez autant que possible de le prendre dans les bras lors des réveils nocturnes car cela peut créer une accoutumance. Mais nous savons que cela n’est pas toujours facile ! Tentez tout de même de vous approcher de lui pour le réconforter en posant juste une main sur lui, ou en lui donnant son doudou ou sa tétine, ou encore en relançant sa boîte à musique.

Tous ces conseils sont à adapter par chaque parent. Notre seuil de tolérance n’étant pas le même, certains parents ne supporteront pas les réveils nocturnes contrairement à d’autres. Par ailleurs, avant que l’enfant naisse, chaque parent s’était fait une idée de ce qui l’attendait mais elle ne correspond pas toujours à la réalité, ce qui peut être déconcertant.

Si la privation de sommeil devenait trop difficile à gérer, des professionnels peuvent vous accompagner en centres de PMI (protection maternelle et infantile) par exemple. N’hésitez pas à en parler à votre pédiatre également. Une personne extérieure portera un regard neuf sur la situation. Et surtout ne culpabilisiez pas. La perfection n’existe pas ; on a tous le droit d’en avoir assez et d’avoir besoin d’un break !

Et pour les familles nombreuses ou les parents de jumeaux, des associations peuvent vous soutenir. « Jumeaux et plus » propose ainsi la venue de bénévoles au domicile, la nuit, pour permettre aux parents de se reposer. Les bénévoles sont généralement des étudiantes en école de puéricultrices ou d’infirmières.

Votre enfant a beau faire ses nuits, vous vous sentez tout de même épuisé ? Consultez notre question de parents (p.4) de notre magazine des mois de mars/mai 2019.

 

Photos @Eric Legrand

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